Berry et Nivernais – 15 et 16 septembre 2012

C’est avec le concours d’un été indien nous assurant une excellente météo pour le week-end que Philippe nous attend pour nous guider tout au long de cette balade dans le Berry et le Nivernais (670 km au total). Ayant été de compte-rendu pour les Café-Racer, les motos sont prêtes la veille et nous arrivons avec de la marge afin de ne pas être derniers, mais Que Nenni ! Je suis sur que certains dorment sur place !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Après avoir récupéré le Président à Milly la Forêt, nous nous dirigeons vers Sully sur Loire en empruntant des petites départementales très agréables (ne pas jeter le road-book). Après avoir posé les motos, juste en face du château, nous allons prendre un café-croissant en attendant Anne et Patrice qui nous rejoignent rapidement. Nous repartons vers Henrichemont pour déjeuner dans un restaurant très sympa, même si le café est un peu plus long que prévu (Christophe !). La route vers Bourges se fera donc à un régime plus soutenu qu’à l’accoutumée. Rosita, que tout le monde attendait avec son F800ST, en profitera pour faire un changement de pilote qui ne sera que son premier du week-end.

Nous serons presque tous à l’heure (Euh… Christophe ?) pour rejoindre Mme Schmitt, notre guide, personnage passionné par sa ville mais à qui on ne la fait pas (les suceurs de roue qui viennent se coller au groupe sont rapidement recadrés).

La visite de presque 3 heures comprendra la Cathédrale et la vieille ville pour se terminer par le Palais Jacques-Cœur. Après avoir donné à boire aux pilotes et aux motos, direction Saint-Doulchard pour l’installation à l’hôtel et le diner.

Le lendemain matin 8h15, direction La Machine dans la Nièvre, pour faire la visite guidée d’une ancienne mine de charbon. Perception des lampes et des casques pour s’enfoncer dans un univers aujourd’hui silencieux mais où l’on perçoit facilement la dureté du métier de mineur (confinement, bruit, chaleur et danger). La visite du musée permet d’appréhender l’évolution du site au fil du temps.

Après l’effort, le réconfort : le repas se déroule dans un joli restaurant situé au bord du canal du Nivernais. La petite Juliette nous sert un excellent repas à l’issue duquel, contrairement à l’habitude, on rend de l’argent au client (Philippe reverse un trop-perçu).

Aidé du GPS réglé en mode « vol d’oiseau », nous roulons vers Meillant  pour la visite du château. Pour ceux n’ayant pu assister à la visite (voir encadré), on rappellera que la demeure, préservée des destructions durant la Révolution, est toujours habitée par les descendants de la famille Rochechouart de Mortemart. C’est Charles de Chaumont d’Amboise, gouverneur d’Italie au 15e siècle, qui initia la transformation de ce château dans un style gothique flamboyant. Comprenant plus de 90 pièces, le château  est accompagné d’une chapelle du 16e siècle.

C’est à l’issue de cette visite que sonne l’heure de la dispersion. Chacun rejoindra ses pénates à la nuit tombée, vers 22h30 pour les premiers, à 01h30 pour les derniers. Cet avant-dernier week-end de la saison 2012 fût un grand moment, très bien organisé et nous remercions tous Philippe. Vivement 2013 !

Christian

Ont participés : Philippe, Thierry, Dominique et Yves, Marie-Hélène et Jean-Pierre, Marie-Thérèse et Guy, Anne et Patrice, Rosita et Christophe, Anna et Christian.

La Machine

L’exploitation des houillères de La Machine débute au 17e siècle pour s’achever en 1974.

D’abord contrôlées par la compagnie De Gargand puis le groupe Schneider à partir de 1869. Les houillères sont nationalisées en 1945 et intégrées aux Charbonnages de France. La Machine a compté plusieurs puits dont certains ont atteint une profondeur de 690 mètres.

La visite du Puits des Glénons est très intéressante car les matériels d’exploitation de plusieurs époques sont encore présents et partiellement en état de fonctionnement. C’est d’ailleurs l’opportunité assez rare de se faire une idée réelle de l’ambiance sonore de ces lieux (et encore, on n’a pas eu droit aux explosions).

La progression dans ces galeries plus ou moins étroites avec des changements successifs de niveaux désoriente le visiteur qui pourrait se perdre ou se croire à une profondeur bien plus élevée que les 4 à 5 mètres auxquels nous nous trouvons.

Le musée de la mine se situe dans l’ancien siège administratif de la mine et comprend plusieurs salles dont une magnifique consacrée aux cartes et plans ainsi que des espaces dédiés à la présentation des matériels des mineurs ainsi qu’à l’environnement socio-économique de la mine.